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Il y a une chose qu’il faut savoir, quand on travaille dans le tertiaire et qu’on a, qui plus est, une vie sociale : nous aurons toujours plus de choses à faire que de temps pour les faire. Et en plus, c’est normal.

La phrase paraît un peu provocante, mais elle ne fait qu’établir la vérité : vous avez, à l’instant t, tellement d’engagements, vous acceptez tellement de nouvelles tâches à faire, vous souhaitez suivre tellement d’idées, que vous n’aurez jamais le temps pour tout. Ce n’est pas forcément dommage, et ce n’est pas obligé d’être stressant.

En fait, pour beaucoup d’entre nous, si nous arrêtions, là maintenant tout de suite, de prendre le moindre engagement supplémentaire, si nous parvenions à « arrêter le monde » de façon à ce que plus rien ne nous arrive dessus, nous serions assez nombreux à avoir besoin de 3 mois pleins pour terminer tout ce que nous avons à faire. Or, nous n’arrêtons pas le monde comme ça, et nous sommes constamment en interaction, ce qui explique que nous accumulons les choses à faire. C’est juste très humain.

Ainsi nos listes d’actions s’allongent, et si cela peut parfois démotiver, rappelons-nous que c’est juste la vie qui s’exprime. Oui, certainement, il est toujours possible de se retirer du monde et d’aller vivre dans un coin du désert. Vous aurez certainement moins de choses à faire, et toutes seront sans doute même essentielles. Perso je trouve ça moins fun, mais je respecte. Mais si vous êtes plutôt du genre à aimer être « dans le monde », alors c’est inévitable, vos to-dos enflent du simple fait que vous êtes vivant, et que vous interagissez avec nous autres.

ToDoListDevant cette inflation, si l’on veut au final faire quoi que ce soit d’utile, il est nécessaire d’avoir une stratégie. La première qui vient à l’esprit pourrait consister à dire : « je prends ces 3 trucs, et le reste je ne veux même pas en entendre parler« . C’est une fausse bonne idée. Pourquoi ? D’une part, parce que le choix de ce que je prends dépend des informations dont je dispose au moment du choix. Or les informations vont si vite aujourd’hui que, si ça se trouve (et ça se trouve souvent), ce choix sera devenu caduque quand viendra le moment d’agir. D’autre part, faire la sourde oreille, c’est refuser l’opportunité qui peut se faire jour, c’est se couper de meilleures possibilités encore inconnues au moment du choix.

Une meilleure stratégie va consister à se laisser à chaque instant la possibilité d’évaluer la meilleure chose à faire en fonction de ce qui se passe et des informations dont je dispose.

Comment on y parvient ? En acceptant tout d’abord de laisser venir les choses à soit, et surtout en développant l’habitude d’évaluer sur le moment ce sur quoi concentrer ses efforts et son travail, car alors, ayant les infos les plus récentes, nous pouvons avoir confiance que notre choix est le bon (plutôt que juste l’espérer). Il est aussi profitable d’accepter l’idée que certaines choses pourront rester sur ma to-do list pendant des mois… ce n’est pas grave, car cela indique juste que tout ce que j’ai fait pendant ces mois était plus important pour moi. Et enfin, on peut dé-stresser en acceptant que ce n’est pas parce qu’une chose est sur ma liste que j’ai l’obligation ferme et définitive de la faire. Je peux l’annuler (attention aux conséquences quand même), la terminer (si elle est suffisamment importante pour moi), ou la renégocier (si jamais autre chose de mieux est arrivé depuis, ou que je ne peux pas l’annuler).

Le jeu au final, vous l’aurez compris, est d’arriver à porter notre attention sur ce qui compte le plus pour nous, par opposition à ce qui ne compte pas vraiment (et « avoir du fun » peut très bien rentrer dans la catégorie de plus haute importance). Je n’aurai jamais tout fini, d’accord, mais j’aurai fait ce qui compte.

Et vous, est-ce qu’une to-do list énorme vous angoisse ?

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